En octobre, je vous invite à faire la fête

Un mois Full Santé Mentale

En octobre, je vous invite à faire la fête

Hello vous,

Ouch, je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais ce mois de septembre m’a littéralement roulé dessus ? Résultat, cette newsletter arrive plus tardivement que d’habitude. Mais c’est pour la bonne cause, j’étais occupée à préparer la promotion de mon premier livre, Full Santé Mentale illustré par Siobhan Keane. Je vous en avais parlé ici. Sa sortie est imminente, c’est dans 6 jours, le vendredi 10 octobre !!

Et qui dit promotion de livre, dit assumer de faire des choses de ce type appelées unboxing.


Fête de lancement

Mais qui dit lancement de livre, dit aussi fête !!! Venez découvrir Full Santé Mentale en avant-première ce mercredi 8 octobre à la Rotonde Stalingrad.

Au programme dès 19h :

  • Rencontre animée par Grâce Libissa, également host de notre podcast États de Grâce.
  • Signature et vente du livre.
  • Exposition inédite des illustrations de Full Santé Mentale par Siobhan Keane.
  • DJ set par une guest surprise de qualité ! Il paraît même que je parle d’elle dans Full Santé Mentale…

L’entrée pour cette soirée est gratuite mais les places sont limitées, pensez donc à venir tôt. L’adresse : 6-8 Pl. de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris.

J’en profite aussi pour remercier nos partenaires pour le soutien 💚

D’ailleurs, en parlant de fête, je dédie un chapitre entier au sujet dans Full Santé Mentale. Étonnant, non ? Pas tellement, lorsque vous connaissez ma passion pour le sujet et pour l’activité. Je vous en dévoile quelques lignes ici.


Un extrait de mon livre

Généralement associée au monde de la nuit, la fête peut être considérée comme un lieu à haut risque, où se mêlent drogues, alcool, violences sexistes et sexuelles (VSS), mais aussi sentiment d’anxiété sociale, de comparaison ou d’exclusion. Par peur de paraître cringe en n’étant pas dans son état normal, et en raison d’un isolement social croissant, la Gen Z s’en détourne. Pourtant, la fête peut aussi être une source de libération mentale, une zone d’expression et de rencontre.

• Quelle place donner à la fête pour notre santé mentale ?

• Quels sont les risques lorsqu’on consomme des substances ?

• Comment en faire aujourd’hui un lieu plus safe pour les personnes vulnérables sur le plan psychologique ?

Autant de questions que je me pose et auxquelles je réponds dans ce chapitre.


POURQUOI A-T-ON ENVIE DE FAIRE LA FÊTE ?

Car elle est libératrice

Lorsque j’ai demandé à la communauté mūsae ce que signifiait, pour elle, faire la fête, elle m’a répondu : se relâcher, ressentir de la joie et vivre un moment de partage. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de messages positifs sur le sujet, à une époque où les jeunes générations la boudent. Peut-être est-ce parce que ma communauté me ressemble ? La fête, c’est en effet quelque chose qui me porte. C’est une véritable ressource pour ma santé mentale. La fête, pour moi, est cathartique et créative. Elle a cette force qui me permet de décharger un trop-plein d’énergie, de m’alléger, de me sentir vivante grâce aux émotions qu’elle me fait vivre. J’ai régulièrement besoin de la faire, la fête, et je ne semble pas être la seule à être dans ce cas.

« La fête est un exutoire de temps en temps, une façon de digérer les nouvelles un peu dures à d’autres moments ». Témoignage de la communauté mūsae.
Car elle est rassembleuse

La fête est collective et rassembleuse. Elle est redoutable pour lutter contre l’isolement (voir chapitre sur la solitude, p. 100). Ce que j’adore aussi, dans la fête, c’est la force des connexions qui se font avec mes ami.es, mais également avec celleux qui sont venus découvrir un lieu, un son, ou tout simplement danser.

À ce sujet, j’aime beaucoup les mots d’Arnaud Idelon, extraits de son livre Boum Boum, Politiques du dancefloor, qui expriment ce que la fête fait à l’amitié : La fête est un espace-temps d’amitié immanente, de rapprochement d’êtres dans le pur présent.

Car elle est militante

Par ailleurs, la fête est aussi un formidable espace d’expression artistique pour faire entendre celleux qui sont à la marge. Elle peut permettre d’affirmer une identité et de lutter contre les discriminations, comme la Marche des fiertés pour donner de la visibilité aux personnes LGBTQIA+ ou le Carnaval de Nothing Hill à Londres, initié par la communauté caribéenne, pour lutter contre le racisme.

On pourrait croire que la fête n’est pas sérieuse. Au contraire : grâce à sa créativité et à la joie qu’elle dégage, elle permet de faire passer des messages de manière bien plus efficace que certains meetings politiques. J’ai en tête le mouvement des free parties ou celui des squats qui dénoncent l’ordre établi et se réapproprient l’espace public. Je pense aussi aux fêtes qui promeuvent des valeurs solidaires ou anticapitalistes comme les festivals autogérés, les repas de quartier…

« Lorsque je fais la fête, j’ai l’impression d’être à ma place, au bon endroit au bon moment » Témoignage de la communauté mūsae
La santé mentale possède aussi sa fête militante. Connaissez-vous la Mad Pride ?

C’est une marche festive, au cours de laquelle des personnes concernées par les troubles psychiques, des familles, des professionnel.les du social, réclament le droit au respect, à la dignité et à la reconnaissance des personnes souffrant de troubles psychiques. Le premier événement de ce type s’est tenu au Canada en 1993, et en France en 2014. En 2008, la journaliste Gabrielle Glaser écrivait, dans le New York Times, à propos de la portée politique de l’événement : Tout comme les militant.es des droits des homosexuels ont revendiqué le mot queer comme étendard plutôt qu’une insulte, les ambassadeur.ices de la Mad Pride sont fièr·es d’être foux.lles ; iels revendiquent le fait que leurs conditions ne les empêchent pas de mener une vie productive. Sous forme de parade artistique, la Mad Pride revendique le droit à la différence et porte le message d’un soin communautaire. D’après le manifeste du collectif Comme des Fous, il s’agit de proposer des lieux pour simplement pouvoir se réunir, tisser du lien au-delà de l’urgence de la crise et pour que l’alternative à l’hospitalisation ne soit ni la rue ni la prison.

Ceci n’est pas un extrait de mon livre mais la prochaine Mad Pride a lieu ce samedi 11 octobre !!


QUAND LA FÊTE RIME AVEC MAL-ÊTRE ET EXCÈS

La fête, si elle est bien faite, peut être un pilier pour notre santé mentale. Néanmoins, les espaces festifs ne sont pas systématiquement safe, que ce soit pour les minorités de genre comme pour les personnes qui ont une vulnérabilité psychologique.

  • D’abord, l’environnement et la configuration des lieux de fête peuvent entraîner de l’anxiété, voire des dissociations. Les limites floues (entre le jour/la nuit, le réel/ le fantasme) peuvent déstabiliser fortement les personnes qui ont des troubles bipolaires, borderline, ou dissociatifs.
  • La foule, le bruit, l’architecture des lieux ou encore les lumières stroboscopiques, peuvent être des challenges pour les personnes neuroatypiques. En France, par exemple, peu de clubs proposent aujourd’hui des espaces calmes, un peu à l’écart, pour les personnes qui auraient besoin de se ressourcer le temps d’un moment.
  • Parfois on a juste besoin et envie de se reposer, et d’éviter la frénésie sociale de la fête. Et vous savez quoi ? Stop aux injonctions ! Il n’y a rien de pire que de se forcer, sortir pour soulager son FOMO (voir p. 80) ou faire plaisir à ses potes. On n’est pas tous.tes égaux·les en termes de batteries sociales. Certain·es ont besoin de la recharger plus souvent, et c’est ok de préférer un samedi soir Netflix & Chill, plutôt que de dire oui à une soirée qui ne vous emballe pas.

Et puis, quand on fait la fête, on danse, on rit, on joue, et parfois on boit ou on prend des substances sous prétexte de vouloir rendre le moment encore plus joyeux ou alors pour se mettre dans le mood car justement, on n’avait pas tellement envie de sortir mais on s’est forcé·e. Souvent, lorsqu’on dépasse les quantités raisonnables et qu’on ne respecte pas son état de fatigue, cela peut déraper. Et alors les milieux festifs peuvent être à risque pour notre équilibre psychique.

« La fête peut être parfois une échappatoire, parfois une prison. » Témoignage de la communauté mūsae

Dans la suite du chapitre, je fais le point sur toutes les drogues (y compris l’alcool) et vous donne des ressources pour faire de la fête un espace safe pour votre santé mentale. Pour en savoir plus, venez le 8 octobre ou précommandez le livre.


Et pour celleux qui ne sont pas dispo le 8, il y a de nombreux autres événements qui sont organisés. Tout est gratuit !!

Vendredi 10 octobre

Au Ministère des Sports et de la Jeunesse à 10h30.

Je participerai à une table ronde sur les solutions proposées aux jeunes en matière de santé mentale.

Aux États Généraux de la Santé Mentale des Femmes, à 13h45 pour une carte blanche sur le chapitre diet culture de mon livre.

J’ai invité l’activité Daria Marx de Gras Politique ainsi que la créatrice de contenus Lili Rose Galeazzi dont je parle dans Full Santé Mentale parler ensemble de diet culture avec la psychiatre Célie Massini.

Les états généraux se déroulent toute la journée du 10 octobre. Cette initiative inédite et nécessaire se tiendra au GHU Paris sur le site de Sainte-Anne, pour lever le tabou sur les enjeux de genre dans la santé mentale. Au programme : témoignages, tables rondes thématiques croisées, interviews et performances artistiques. Je suis ravie et honorée de faire partie de cette journée importante, merci beaucoup à Lauren Bastide pour l’invitation.

Le dimanche 12 octobre au festival Pop & Psy

Pour sa 3ème édition, Pop & Psy revient du 10 au 12 octobre à la Communale avec une programmation vous m’en direz des nouvelles. On s’est d’ailleurs posé avec son cofondateur Jean-Victor Blanc, pour en découvrir les coulisses dans cette vidéo.

Le dimanche 12 octobre à 13h, j’y animerai une table ronde sur le trouble borderline. Elle sera suivie d’une signature de Full Santé Mentale.

Le samedi 18 octobre au festival Facettes

J’animerai un talk sur le thème de l’amour inspiré de mon chapitre sur les relations affectives. Autour de mon micro, l’artiste Théa et l’humoriste Antoine Officieux. Signature et vente du livre ensuite.

Le mardi 21 octobre, rencontre à la géniale Librairie Un livre une tasse de thé.


Pour le moment, ces dates sont à Paris, mais on me glisse à l’oreille que des événements s’organisent à La Rochelle et dans mes contrées natales en Haute-Savoie. Vous voulez plus de dates en région, moi aussi !! Écrivez-moi et on organise ça. D’ici là, prenez soin de vous pour tenter de garder la pêche dans ce monde de brut.

Christelle